30 mai 2013

Le miroir de l'autre dimension 9

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L’affreuse nouvelle… Coïncidence ?



          Tonio Perlicchi était perplexe, rien, absolument rien de concret dans l’affaire Amaury Belmonte un crime sans mobile apparent. Une soirée qui s’annonçait mal, le crépuscule d’une nuit agitée ! Son intuition était en plein déclin ! Quelque chose devait forcément lui échapper ! Il relisait pour la énième fois les feuillets posés sur son bureau quand un inspecteur lui apporta la nouvelle d’un nouveau crime, rien d’étrange dans un commissariat si ce n’est que la victime était gay. Encore ! Etait-ce la conséquence de la nouvelle loi sur l’acceptation des mariages gay ? Cette histoire faisait couler beaucoup d’encre, de paroles et peut-être de sang….Quelle barbe ! Avec les délinquants, les vols, les drogués dont le nombre s’accentuait, une série de crimes homophobes n’était vraiment pas l’idéal ! Mais s’agissait-il bien de cela ?



          Le commissaire se dit : Si ce n’est pas un cas d’homophobie, c’est bien imité !  La victime, un homme d’une trentaine d’années, gisait sur les bords de la Moselle dans le quartier des Roches. Si la nature était belle, la vue superbe sur le temple protestant, la préfecture  et le théâtre-opéra, « L’Estanquet » gâchait le paysage. Ce bar autrefois réputé, était un peu délabré et se détériorait au fil du temps. Un couple sortant de cet endroit avait trouvé le cadavre à demi dénudé et… Castré !


          Qui était-il ? Un professeur de français… Son nom ? Pierre-Yves Marchand… Il habitait un appartement de deux pièces dans le quartier Sainte-Croix.  Donc en route pour la rue des Récollets….


          Un seul voisin, plutôt une voisine, une bigoudène exilée en Lorraine très, voire trop bavarde. Que savait-elle de monsieur Marchand ? Un homme tranquille, sans histoire qui ne recevait que de rares visites et seulement des hommes… il était gay…  Comment le savait-elle ? Il ne s’en cachait pas… Elle faillit commencer une longue tirade sur la loi en vigueur depuis peu mais le commissaire l’interrompit et mit fin aux multiples facettes de ses idées sur le sujet qui ne l’intéressaient pas. Il fallait inspecter l’appartement, y avait-il une gardienne d’immeuble ? Non mais la voisine et propriétaire avait un double des clés ! Tonio Perlicchi lui demanda de les laisser travailler et il la remercia des renseignements avant qu’elle ne lui monte un bateau plus gros que l’affaire ! Elle ferma la porte de chez elle en marmonnant, Mon Dieu quelle histoire !


          L’appartement, à part le lit défait, était parfaitement rangé.  Des miniatures en cristal décoraient un argentier design et brillaient tels des prismes traversés par un rayon de soleil.


           Un portefeuille sous la table du salon attira l’attention des policiers. L’objet appartenait à Olympe d’Arcourt-Duquesnois ! Quelle surprise !  Un lien avec l’affaire Amaury Belmonte ? Et une carte de « L’Estanquet » ! Retour à la case départ car le vigile du bar avait certainement menti en disant ne pas connaître Pierre-Yves Marchand.


          Ensuite il convoqua Olympe qui arriva accompagné de Marie-Christine. Celle-ci déclara avoir passé une partie de la la nuit avec son ami. Et avant, où était-il ? Chez son ami Pierre-Yves… Il suffit de le lui demander…. Difficile… il a été assassiné…. Olympe poussa un cri horrible de bête blessée ! Non ! Pas lui…. Marie-Christine tenta de le retenir. Par son geste brusque, son collier se brisa et les perles s’éparpillèrent sur le sol. Olympe pleurait comme un enfant, aplati comme une crêpe au sol. Ce nouveau drame l’anéantissait.


          Quelques heures plus tard, madame d’Arcourt-Duquesnois, dans un ensemble Chanel, le chignon toujours impeccable, se présentait au commissariat. Elle venait du Polygone Recrutement où elle avait accompagné la fille d’une amie qui cherchait un emploi. Elle harangua Tonio Perlicchi en l’accusant de maltraiter son fils qui depuis le décès d’Amaury déprimait.


          Tel un pirate sans butin, le commissaire dut laisser repartir Olympe car, mis à part le portefeuille que ce dernier disait avoir oublié chez Pierre-Yves, il n’avait rien pour le retenir…


          C’est à ce moment qu’arriva Charlotte…. En la voyant Olympe eut un sursaut étrange. Depuis sa relation « amicale » avec cette fille, il ne lui arrivait que des malheurs…



Texte non libre de droit, protégé par copyright 

Résumé des épisodes précédent ICI
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Les mots imposés :


Pirate - bateau - Bigoudène - crêpe - chignon - perle - cristal - facette - prisme - polygone - soirée - crépuscule - déclin - fin - vigile
 

14 commentaires:

  1. Joli texte ! bonne journée !

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  2. Et bien dis-moi les affaires se corsent...Mais qu'est-ce tu colles à l'actualité.
    j'attends la confrontation Olympe/Charlotte
    avec le sourire

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    1. J'attends les mots pour réaliser cette confrontation mais j'en ai déjà une idée!
      Bisous

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  3. Il y a aussi un Polygone recrutement à Montpellier ;-)

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    1. C'est vrai et je m'en suis inspirée... j'ai vérifié ensuite s'il en existait un à Metz... et oui... Quelle chance!

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  4. Effectivement, que des malheurs !

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    1. Il en faut dans cette histoire... Il va me falloir trouver une fin...

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  5. Tu t'en es bien sortie, malgré les mots qui étaient bien difficiles à placer, cette semaine.

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  6. arrivez à placer des mots imposés pour continuer une histoire il faut le faire

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    1. Il faut adapter le texte. je fais au mieux de mon inspiration
      Bisous

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  7. j'aime bien ce polar (inspiré par l'actualité ?) ;-)
    Quel horrible crime.....

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    1. Oui certainement influencé par l'actualité.
      le crime est horrible et les raisons bien davantage, mais chut... attendons la suite...
      Bisous

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