18 janvier 2008


Je viens de regarder un reportage sur les sans abri. Je fus très émue par un jeune, lui-même dans la rue depuis peu, qui distribuait des sandwichs qu’il avait réussi à récupérer chez des boulangers. Son partage et sa générosité méritaient d’être cités dans ce reportage.

Je connais des personnes autour de moi qui jettent à la poubelle des restants de repas car ils ne veulent pas manger la même chose le soir ou le lendemain. Le contraste est désolant. Le monde est désolant de gâchis et d’égoïsme. Quand je leur parle de leur attitude, ils me répondent "Que je le jette ou non ne mettra rien de plus dans leur assiette..." Quel synisme!

Un autre exemple flagrant et que m’a rapporté mon mari outré de ce qu’il venait d’entendre d’un ami aussi choqué que lui. Le gendre de cet ami, que je ne nommerai pas par discrétion, va tous les ans « faire le cochon » en Bretagne et régulièrement en rapporte des cochonnailles. Sa réflexion a été la suivante en revenant chez lui « J’avais trop de pâtés et terrines l’année dernière alors je pense que je vais en jeter quelques uns pour ne garder que ceux de cette année ». Notre ami a été tellement touché qu’il en a parlé à mon époux. Comment peux-t-on agir de la sorte quand d’autres personnes meurent de faim dans la rue ? Ne pouvait-il donner cette nourriture ?

Quel horrible gâchis et quelle inconvenance !

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